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L'affaire Betancourt ou la France ridicule
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Le monde entier semble s'être arrêté pour se réjouir de la libération de quinze otages.
Finis les attentats en Irak, la hausse du pétrole, du prix du jambon, du pain et du reste, oubliés les émeutes de Vitry-le-François, les attaques sur le Champ-de-Mars et les mille et quelques autres colombiens toujours prisonnier.
Qu'importe les malheurs du monde : l'héroïne des bobos Ingrid Betancourt est libre et la France de Sarközy jubile. L'icône de ceux pour qui la seule voie était la négociation avec les FARC se félicite aujourd’hui qu'elle doive sa liberté à une opération militaire, elle qui ne devait sa captivité qu'à sa seule imprudence.

Toute la clique politico-médiatique française festoie et se réjouit. Socialistes, bayroutistes, communistes, umpistes ou verts, tous unis dans l'hypocrisie, la langue de bois et l'oubli.
La libération d'Ingrid Betancourt apparaît pourtant comme un terrible camouflet pour l'action menée par l'intelligentsia française, des médiats jusqu'à l'Elysée.

Les autorités françaises ont toujours exigé de la Colombie qu'elle ne procède pas à une action militaire. Sûrs d'eux-mêmes et dominateurs, les dirigeants de la diplomatie française, Kouchner, Levitte, Sarközy, et à leur suite beaucoup d'autres, allaient jusqu'à insulter le président Colombien, quand ce n'était pas des menaces.
C'est pourtant grâce à une opération militaire avalisée par Alvaro Uribe que la libération est intervenue.

Face à la brillante réussite des forces colombiennes, l'histoire se souviendra au contraire du lamentable ratage du Transal envoyé par le gouvernement Sarközy dans la jungle.
Echec qui n'avait conduit qu'à la disparition des derniers contacts avec la guérilla et le gaspillage de quelques millions d'euros et un peu plus de décrédbilisation de la France.
Les appels suppliants aux terroristes n'auront pas été plus concluant et c'est bien la pression continue portée contre le groupe marxiste qui a permis la libération, exactement la méthode dénoncée par ceux qui parlent au nom de la France.

Au final la médiatisation à outrance, les larmes des professionnels de la compassion pour les malheurs lointains n'auront servi à rien. Pire : pour beaucoup, l'agitation aura été un frein à l'action.

Pour sa courte honte, toute l'action de Sarközy n'aura conduit qu'à voir la France totalement écartée de l'opération de libération quand, au contraire, les Etats-Unis étaient pleinement impliqués.

« Cette opération qui s'est déroulée à la lumière du Saint esprit et a été placée sous la protection de notre Seigneur et de la Vierge est une opération d'intelligence comparable aux plus grandes épopées épiques de l'histoire de l'humanité. Sans qu'une goutte de sang ait été versée, sans qu'une seule balle ait été tirée, il y a 15 otages libérés, Ingrid Betancourt, les trois citoyens nord-américains et onze autres compatriotes. [...] Jamais nous n'avons improvisé »

a conclu Alvaro Uribe. Sarközy s'est-il senti visé par cette accusation d'amateurisme ?

L'action contre la compassion, la fermeté contre la négociation, la discrétion contre la médiatisation à outrance : à Uribe et aux Etats-Unis le bénéfice de la libération des 15 otages.
A la France de Sarközy le ridicule. Et, sans doute, la joie prochaine de récupérer les anciens terroristes... Vieille tradition de la République maçonnique...

Le Système heureusement fera bloc et Sarközy peut-être sûr de compter sur le soutien des médiats, comme sur les remerciements reconnaissants d'Ingrid Betancourt.
Et le silence amusé des autorités colombiennes et américaines.

1 appréciations
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J’ai même entendu sous-entendre que Uribe aurait sciemment attendu avant de lancer cette opération… par les mêmes qui auraient soutenu quelques mois, quelques semaines avant, voire encore la veille, qu’une opération militaire était évidemment exclue !
Mais les gogos pavloviens, médiatiquement « informés », ne s’embarrassent pas de cohérence logique dans leurs réactions…

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Hors-ligne
Sur la révélation par la télévision suisse [lien] d’une « libération achetée », il faut, sans présumer des informations à venir, distinguer une véritable rançon (ce qui ne colle pas, pour l’instant, avec les « révélations » de l’article), des frais inhérents à une telle entreprise d’infiltration… Dans ce genre d’action, on ne tient toujours ses informateurs ou on ne retourne des agents qu’en s’appuyant sur 3 leviers : le fric, le cul, les honneurs. Les 2 derniers semblant n’offrir que peu de prises parmi les FARC…

1 appréciations
Hors-ligne
L’article de la TSR mis en lien a déjà changé : malgré les apparences (dans la nouvelle version, nous avons tous les détails contradictoires de la polémique), de nombreux faits pertinents pour l’analyse ont disparu… Il n’est plus du tout fait mention de la femme du gardien des otages, qui aurait servi d’intermédiaire dans le retournement de celui-ci…

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