Salon de lecture

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De Koninck Charles, Œuvres - La primauté du bien commun, tome II, volume 2, éditions PUL 2011
Bernard de Midelt


Réédition d’un maître-livre politique : La primauté du bien commun de Charles de Koninck

Les Presses Universitaires Laval (PUL) ont entrepris la réédition de l’intégralité des œuvres de Charles De Koninck. Avec le tome II, volume 2, intitulé La primauté du bien commun, les PUL nous proposent l’ouvrage le plus célèbre ayant combattu l’erreur politique du personnalisme[1] :
De la primauté du bien commun contre les personnalistes.
La première édition date de 1943 et rares sont les heureux possesseurs de l’édition originale. Jamais véritablement diffusé en France, étouffé par le lobby personnaliste toujours vigilant, même de nos jours, ce livre apportant des jugements universels et permanents de science politique mérite d’être connu d’un large public s’intéressant aux fondements de la Cité.
Les personnalistes ont répondu en général à cet ouvrage de De Koninck par la conspiration du silence. Un des rares à avoir bien voulu argumenter contre l’auteur fut le p. Eschmann op, de l’Institut d’études médiévales de Toronto, par un article « virulent » qui fut publié dans The modern Schoolman, en mai 1945 : In défense of Jacques Maritain.
Le p. Eschmann reprochait vivement à De Koninck de ne pas avoir nommé Jacques Maritain dans son essai alors que ce dernier était bel et bien mis en cause. Comment oser d’ailleurs critiquer ainsi un philosophe comme Jacques Maritain, irréprochable en tous points ?
Charles De Koninck lui répondit peu après, dans Laval théologique et philosophique (volume I, n°2), réponse en anglais, jamais traduite à ce jour : In defence of saint Thomas -a reply to father Eschmann’s attak on the primacy of the common good (Pour la défense de saint Thomas - Réponse aux objections du père Eschmann contre la primauté du bien commun).

Les PUL ont eu l’excellente idée de publier dans ce même ouvrage, en texte français cette fois, cet article de De Koninck particulièrement éclairant sur la pensée politique authentique de Thomas d’Aquin.

Référence:
De Koninck Charles, Œuvres - La primauté du bien commun, tome II, volume 2, éditions PUL 2011.

Les presses de l'université Laval
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•Téléphone: (418) 656-2803
•Télécopieur: (418) 656-3305
•Courriel: presses@pul.ulaval.ca
adresse électronique de la page : [lien]
458 pages, 59,95 dollars

B. de Midelt


________________________________________
[1] En réalité un autre ouvrage, moins connu mais tout aussi important, réfutant les mêmes erreurs politiques, est celui du p. Louis Lachance op : L’humanisme politique de saint Thomas d’Aquin - Individu et Ètat, éd Le Lévrier 1965, pratiquement tombé maintenant dans le domaine public. On ne peut qu’en espérer la réédition rapide.

Georges

Ca, c'est une excellente nouvelle! J'étais navré de ne pouvoir remettre la main sur l'exemplaire que j'avais en ma possession d'une vieille réédition un peu artisanale...

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