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Bernard Lugan, Printemps arabe : histoire d’une tragique illusion, autoédition, 2013

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Bernard Lugan vient de sortir un livre sur ce qu’on a appelé (à tort et dans un but évocateur de propagande, comme il le rappelle) le « printemps arabe ». On peut voir la présentation qu’il en fait ici: [lien]

Africaniste, il restreint son propos aux pays musulmans d’Afrique du Nord, du Maroc à l’Egypte. Comme en témoigne la table des matières reproduite ci-dessous, il produit une analyse détaillée des faits propres à chaque pays mais ne semble pas s’attarder sur l’action des acteurs extérieurs (notamment américains…), ni sur l’extension du « phénomène » au Proche-Orient… Pour une vision plus large, même si cette dernière est moins précise sur le déroulement événementiel, on complètera avec profit par la lecture de La face cachée des révolutions arabes, Ellipses, novembre 2012, produite par le cf2r [lien]

Quatrième de couverture

En 2010-2011, la Tunisie, l’Egypte et la Libye connurent des évènements spécifiques, hâtivement baptisés « printemps arabe » par des journalistes voulant y voir autant d’avancées démocratiques.
L’échec de cette tragique illusion est à la hauteur des emballements émotionnels qu’elle suscita:

- La Tunisie est en faillite économique et le climat politique y est devenu explosif. Les Frères musulmans au pouvoir veulent faire adopter une Constitution ayant la charia pour norme, ce que refusent des foules de plus en plus nombreuses. La radicalisation des positions est illustrée par l’assassinat de leaders de l’opposition et par la naissance d’une insurrection armée islamiste qui pose de sérieux problèmes à l’armée tunisienne.

- En Egypte, ceux qui ne supportaient plus leur vieux chef militaire se sont finalement donnés à de jeunes chefs militaires pour échapper aux « fous de Dieu », ce qui n’empêcha pas le pays de basculer insensiblement dans ce qui risque de devenir une guerre civile.

- En Libye, l’Etat n’existe plus. Le nord du pays est partagé entre des milices tribales ou religieuses, cependant que tout le sud est devenu un « Libystan » aux mains des jihadistes.

Ce livre, illustré de cartes en couleur et qui n’a pas d’équivalent fait, au jour le jour, l’histoire du prétendu « printemps arabe » en Afrique du Nord. Il met également en évidence ses conséquences géopolitiques nationales, et régionales.
Il explique également pourquoi le Maroc et l’Algérie ne furent pas concernés par ces évènements.

Table des matières

Présentation
Chapitre I, Tunisie : le grand bond en arrière
I) Aux origines du mouvement
II) Un processus révolutionnaire rapide (décembre 2010-14 janvier 2011)
III) Une révolution inachevée (15 janvier-27 février 2012)
IV) L’élection de l’Assemblée constituante tunisienne (23 octobre 2011) et ses conséquences
V) La révolution deux ans plus tard

Chapitre II, Egypte : du mirage démocratique au retour des mamelouks
I) Les causes du mouvement
II) Du déclenchement de la révolution au renversement d’Hosni Moubarak (25 janvier 2011-11 février 2011)
III) L’après Moubarak et la victoire des Frères musulmans (12 février 2011-mars 2013)
IV) L’armée reprend le pouvoir (avril-juillet 2013)

Chapitre III, Libye : de la dictature à l’anarchie
I) Aux origines de la guerre civile
II) Les grandes phases de la guerre (février 2011-octobre 2011)
III) Les conséquences du conflit
IV) Les perspectives d’avenir

Chapitre IV, : Algérie : Une émeute ne fait pas le printemps…
I) La déception du « printemps berbère »
II) Une première tentative démocratique qui conduit à la guerre civile
III) Les autorités achètent la paix sociale

Chapitre V, Maroc : le roi précède le « printemps »

Conclusion

Table des cartes

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