Salon de lecture

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B. Dumont (sous la direction), Eglise et politique-Changer de paradigme, Artège, 2013

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Une nouvelle série d'études, sur un sujet fondamental, vient d'être publiée, dirigée par Bernard Dumont, le directeur de la revue Catholica [lien].

Présentation de l'éditeur

Au sein de l’Église le système philosophique et politique issu des Lumières a longtemps été combattu de front. Puis des stratégies ont été mises en oeuvre pour tenter d’en limiter l’emprise. Le concile Vatican II s’est efforcé d’en agréer les principales exigences, escomptant en retour reconnaissance et bienveillance. Cette tentative est un échec.
Dans ces conditions, il convient d’autant moins d’accepter le fait accompli que le système dominant arrive à la fin de son parcours, comme en témoignent l’emballement et les contradictions internes de la modernité tardive. Le moment est venu de réviser les approches imaginées jusqu’ici afin de définir un paradigme adapté aux temps qui s’annoncent.
Le présent ouvrage propose une première réflexion en ce sens.

Avec les contributions de : Juan Fernando Segovia, Julio Alvear Téllez, Miguel Ayuso Torres, Christophe Réveillard, Mgr Ignacio Barreiro Carámbula, José Miguel Gambra Guttiérrez, John Rao, Danilo Castellano, Gilles Dumont, Sylvain Luquet, Bernard Dumont.


Extrait de l'introduction

Depuis 2009, quelques collaborateurs des revues Catholica (Paris), Instaurare (Udine) et Verbo (Madrid) - pour certains, les trois à la fois - ont lancé un groupe de travail et d'échanges sur l'aspect politique du concile Vatican II, et qui, sans exclure les antécédents de ce dernier, se sont avant tout penchés sur le bilan actuel et sur les horizons futurs.
Travail de rétrospective, donc, mais aussi et surtout de perspective et de prospective. Les auteurs se sont attachés à la situation présente marquée par la conscience d'une menace croissante à l'extérieur de l'Église, et à l'intérieur par l'épuisement du discours dominant. Car au moment où était et demeure évidente la nécessité non seulement de la défense mais aussi d'un esprit de conquête, le blocage est palpable, si ce n'est la paralysie.
Ces travaux ont été réalisés selon trois exigences méthodologiques.
Tout d'abord celle de se centrer sur les relations entre l'Église et la politique, de sorte que sont exclues les questions dogmatiques qui, lorsqu'elles sont prises en compte, ne le sont qu'en passant, dans le seul but de mieux illustrer le développement des précédentes.
Celle ensuite de considérer comme acquis que l'intention conciliaire n'était autre que de procéder à la «réforme», selon l'expression initiale de Jean XXIII, précisée depuis par Benoît XVI, mêlant continuité et discontinuité ; intention concernant aussi bien sûr le domaine politique et qui, face à la séparation imposée par le laïcisme dominant, ne peut faire abstraction du lien essentiel entre politique et religion, mis en évidence en particulier, par contraste, dans la rencontre de l'Église avec le monde moderne.
Enfin, au regard des raisons de l'échec de la ligne de conduite accentuée, plutôt qu'adoptée par le Concile et sa postérité, celle de fuir le recours facile consistant à faire retomber la faute sur les autres, sur des temps défavorables pour ainsi dire, et donc de privilégier les facteurs internes.
Ces travaux sont développés en quatre parties différentes.
Les cinq premiers chapitres formant la Première Partie (Principes et effets dérivés) présentent un bilan du new deal réformiste du Concile en matière politique (I), à partir du choix fondamental de la liberté religieuse telle que définie par la Déclaration Dignitatis humanae (II), avant de considérer les implications d'ordre philosophico-juridique (III), pratiques (IV), et accessoirement une incidence gênante en matière dogmatique (V).
Les deux chapitres suivants (Deuxième Partie : Arrière-plans) révèlent quelques cas d'inertie qui ont facilité le nouveau cours des choses, en particulier dans la doctrine contemporaine de la dignité humaine (VI) et du fait de certaines influences issues de la tradition menaisienne (VII).
Dans la Troisième Partie (Voies sans issues) sont examinées les véritables impasses que sont l'américanisme (VIII), l'hypothèse d'une «autre» modernité (IX), et la fausse piste des théologies politiques (X).

Dernière modification le 11-09-2013 à 00:35:42

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