Salon de lecture

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Impôts et République
Matteo Liberatore

La République, un système qui a toujours généré taxes multiples et impôts écrasants !

Voici un extrait de Principes d’économie politique de Matteo Liberatore sj, édité en 1899 p 501, et d’une actualité criante...

“Quant à nous, nous insistons seulement sur deux préceptes.
Le premier précepte est que les impôts doivent être en général aussi légers que possible. On avait cru que ce résultat serait plus aisément obtenu par l'institution des gouvernements représentatifs.
L'expérience a montré le contraire. Sous aucun gouvernement absolu les taxes ne sont devenues aussi oppressives que sous cette forme nouvelle de gouvernement. Elles se sont élevées à un tel taux et elles se sont étendues si universellement à toutes les parties de la vie, que désormais on peut les nommer un véritable pillage des revenus privés.
Et le pire, c'est qu'il n'y a plus personne à qui s'en prendre, le gouvernement représentatif étant, comme on dit, impersonnel. Le Parlement qui fait la loi n'est qu'une abstraction ; les ministres qui l'ont fait exécuter se retirent ; et bonsoir, il n'y a plus personne.
L'augmentation des taxes a fait hausser démesurément le prix des denrées et le loyer des maisons, de sorte que les pauvres gens ne savent plus comment faire pour vivre. Et ce ne sont pas seulement les pauvres gens qui languissent dans la misère ; mais les personnes de très modeste fortune ne savent plus comment se maintenir dans leur condition, quelque médiocre qu'elle soit, et sont contraintes de descendre au niveau du bas peuple et de s'appliquer à quelque métier. La classe moyenne tend à disparaître.
La conséquence est que, si la souveraine providence de Dieu ne vient à notre aide, la société bientôt ne se divisera plus qu'en deux classes, celle des gens démesurément riches et celle des gens n'ayant rien, la plèbe réduite à la misère et l'aristocratie de l'argent.”


0 appréciations
Hors-ligne
espérons alors que l'explosion de la crise économique (qui a mon sens n'est pas encore à son paroxysme) aura pour seule sortie une redistribution des biens. car comme des enfants qui se brulent les économistes et politiques comprendront comment ne plus s'y faire prendre... dans un reflexion objective et non égocentrique, totalitaire.

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