Salon de lecture

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La dernière Légion (2007)

Adaptation du roman éponyme de Vilfredo Manfredi (Plon, 2003), le film nous laisse un peu deçus, ne reussissant pas à rendre toute la riche atmosphère du roman. Bien sûr les aventures, aux multiples rebondissements, de près de 600 pages, ne peuvent être rendues sans perte dans un seul film…

Mais tout de même, alors que l’essentiel du livre décrit fidèlement cette ambiance de fin de cycle, la fin du monde romain, pour s’achever, en guise de conclusion, sur les bases d’un monde nouveau avec la transmission d’un patrimoine mythique qui subsistera sous une autre forme (bien symbolisé par l’epée de Cesar), le film a résolument choisi d’évacuer rapidement toute la partie romaine de l’histoire, ainsi que tout le long périple des protagonistes, pour ne se focaliser que sur l’action finale qui se déroule en Bretagne, sur le mur d’Hadrien. Pourtant, ces aventures comportaient des scènes épiques et hautes en couleur, prometteuses pour un film d’action, comme la libération de camarades legionnaires, prisonniers de jeux de cirque clandestins… La haute éthique légionnaire, faite d’honneur et de solidarité, est loin d’être aussi bien mise en scène que dans un film comme “Gladiator”…

A propos de details, on se demande bien pourquoi la citoyenne romaine de Venise, devenue guerrière par la force des choses, s’est transformée dans le film en une Indienne!? Dommage! On perd du même coup la belle histoire de sa rencontre antérieure avec l’officier perdu, symptomatique de ces temps troublés… Si ce n’était que pour ajouter une touche politiquement correcte de cosmopolitisme, on y aurait gagné en redonnant la place qui lui revient au légionnaire numide qui a parfaitement assimilé les codes légionnaires.

Bref, ce film n’est pas désagrable, mais à condition de n’avoir pas lu avant le livre, qui le remplace avantageusement…

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Quel pathétique navet! quelle pitoyable farce que cette dernière légion qui n'a d'épique que son titre, et qui n'arrète pas de se perdre entre Venise et le mur d'Adrien... C'est long! fastidieux, besogneux, pesant! Encore et toujours l'innévitable numide-loyale-et-courageux, et la gonzesse de 45 kg plus dangereuse qu'un régiment de Huns, sans doute elle aussi Formatrice-de-force-spéciales avec Steven Seagal!
La plus belle image du film et sans conteste la dernière... Où la mousse et le temps voilent aux regards profanes l'inscription magique de l'épée mythique.

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