<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?><rss version="2.0"><channel><title>Derniers commentaires des articles du blog Salon de lecture</title><link>http://salondelecture.blog4ever.com/blog/index-134028.html</link><description>Derniers commentaires des articles du blog Salon de lecture</description><item><title>Georges : C’est parfaitement exact : on gagne toujours à d’abord bien définir les termes ! Aussi, je vais...</title><link>http://salondelecture.blog4ever.com/blog/lire-article-134028-1213477-nature_de_la_societe_politique.html</link><description>C’est parfaitement exact : on gagne toujours à d’abord bien définir les termes ! Aussi, je vais essayer de clarifier mon propos…
La philosophie réaliste, partagée autant par saint-Thomas d’Aquin qu’Aristote (que l’on peut difficilement rattacher à l’idéologie -ou même la weltanschauung- « catholique » !), pose l’existence réelle du monde comme objet indépendant et premier. Par sa nature intellectuelle, l’homme peut émettre des idées (ou concepts), qui seront ou vraies ou fausses selon qu’elles seront conformes ou non à cette réalité (sans être latiniste, je citerai la définition ancienne de la vérité : « adequatio rei et intellectus »).
Partant de là, les weltanschauung et autres idéologies peuvent m’intéresser d’un point de vue sociologique, mais pas philosophique (qui est « amour de la sagesse », mais je ne suis pas plus helléniste que latiniste…). J’emploie donc toujours le terme d’idéologie avec le même sens péjoratif de système auto justifié par un référentiel axiomatique déconnecté de la réalité. J’ai une excuse : à la suite d’Hannah Arendt, c’est le sens qu’utilise aussi Eric Werner, notamment pages 93 et suivantes de « L’avant-guerre civile », l’Age d’Homme, 1998, livre que tu connais bien puisque tu en as fait une fiche, reprise dans ce blog (ne voir dans ce tutoiement aucun manque de respect, mais plutôt une convention que j’aimerais généraliser pour ne pas faire de différence entre les interlocuteurs que je connais actuellement, et ceux que je ne connais que virtuellement).
</description><pubDate>Wed, 11 Nov 2009 00:01:50 +0100</pubDate></item><item><title>Christian Terroir : Le soleil d\'Aristote illumine l\'Occident

Sous ce titre sibyllin le site: afs.e-catho.com/ ...</title><link>http://salondelecture.blog4ever.com/blog/lire-article-134028-795445-aristote_au_mont_saint_michel.html</link><description>Le soleil d\'Aristote illumine l\'Occident

Sous ce titre sibyllin le site: afs.e-catho.com/  
propose une introduction à la science politique. 

On se rendra sur la page: afs.e-catho.com/doctrine-sociale/elements-descience-politique/141-le-soleil-daristote
ou, à défaut de ce circuit court :
on se rendra d\'abord dans la catégorie \&quot;doctrine sociale\&quot;, puis dans le chapitre \&quot;éléments de science politique\&quot;.

Intérêt du document \&quot;Le soleil d\'Aristote illumine l\'Occident\&quot; :

Il explique la véritable méthode de recherche du bien commun, méthode qui est celle des deux grands docteurs réalistes Aristote et Thomas d\'Aquin.
Son chapitre II avance les raisons de Thomas d\'Aquin en faveur de l\'existence d\'une science politique, \&quot;produit de la raison\&quot; (et non pas de la Révélation) et architectonique des autres sciences pratiques.
Son chapitre III constate l\'absence de la science politique aristotélicienne en terre d\'islam et montre que l\'origine en est le \&quot;volontarisme politique\&quot; de l\'islam :
\&quot;Par voie de conséquence la cité islamique, qui a refusé la science politique d\'Aristote, et l\'État moderne sont deux orthopraxies, où la morale ne consiste pas à s\'ordonner au bien (commun) mais à obéir à la loi civile. La seule différence entre ces deux volontarismes, c\'est qu\'en pays d\'islam, si tout est politique comme dans l\'Etat laïcisé, la réponse aux problèmes politiques est dans le fiqh (le droit) interprété à partir du coran par des autorités autoproclamées.\&quot;

On ne négligera pas pour autant les notes de l\'article :
La note 32 règle son compte au personnalisme politique ;
Les notes 33 et 36 montrent que le politique est simultanément une morale et une physique sociale car : \&quot;La liberté de l\'homme est fondée sur un déterminisme (la Cité), sans lequel elle serait impossible et vaine.\&quot; 
</description><pubDate>Sun, 27 Sep 2009 19:43:58 +0100</pubDate></item><item><title>Michel Drac : Il faut d\'abord définir les termes :
- une idéologie est une doctrine finaliste inscrite dans une...</title><link>http://salondelecture.blog4ever.com/blog/lire-article-134028-1213477-nature_de_la_societe_politique.html</link><description>Il faut d\'abord définir les termes :
- une idéologie est une doctrine finaliste inscrite dans une manière de voir le monde,
- une manière de voir le monde est une bibliothèque de concepts qui vont servir à créer les catégories en amont de l\'idéologie.

Comme il est dit dans cet article, la vision catholique n\'est pas une idéologie, mais une manière de voir créatrice des concepts dans lesquels, ensuite, les idéologies seront formulées (par exemple, la doctrine de l\'ordre juste est une idéologie, mais la philosophie thomiste qui la fonde est une Weltanschauung). La Weltanschauung religieuse englobe et prédétermine l\'idéologie national-catholique, par exemple, tout comme elle prédétermina historiquement l\'idéologie de l\'impérialisme espagnole, etc.

Le propos de l\'introduction est de situer le discours de l\'auteur en termes de vision du monde. Il s\'agit d\'exposer les fondamentaux de la vision du monde catholique (fondamentaux qui sont aussi, avec quelques nuances, ceux des autres grandes religions, à l\'exception peut-être du protestantisme arminien, du taoisme et du judaïsme kabbaliste, qui mêlent vision descendante et vision dynamique). Il est donc rappelé que le discours thomiste doit être saisi comme représentatif de la perception religieuse \&quot;chimiquement pure\&quot;. Ceci n\'implique aucunement qu\'il soit idéologique, mais qu\'il trace les catégories dans lesquelles, ensuite, les idéologies inspirées du catholicisme seront formulées.

Bien comprendre ceci : en amont de la détermination idéologique, il y a la détermination en termes de vision du monde. La production d\'idéologie vient toujours après la formulation des catégories fondatrices d\'une vision du monde, qui sont les catégories amont de celles servant à la formulation idélogique.</description><pubDate>Tue, 11 Aug 2009 13:45:41 +0100</pubDate></item><item><title>Georges : Loin de procéder d’une idéologie particulière, comme le laisse entendre l’auteur de cette fiche,...</title><link>http://salondelecture.blog4ever.com/blog/lire-article-134028-1213477-nature_de_la_societe_politique.html</link><description>Loin de procéder d’une idéologie particulière, comme le laisse entendre l’auteur de cette fiche, cette plaquette applique au domaine politique, dans une démarche parfaitement réaliste, le principe métaphysique des 4 causes de la réalité naturelle, exposé notamment par saint-Thomas d’Aquin dans : \&quot;Les principes de la réalité naturelle\&quot;, Nouvelles Editions Latines, 1963. Puisqu’il s’agit là de philosophie et non de théologie, le « référent catholique » n’a que peu de place : il serait plus juste de parler de la philosophie aristotélo-thomiste, antérieure aux dérives et impasses du subjectivisme moderne (lire à ce sujet \&quot;Le réalisme méthodique\&quot; d’Etienne Gilson, présenté dans la rubrique « Nouveautés » du forum).</description><pubDate>Tue, 11 Aug 2009 00:09:30 +0100</pubDate></item><item><title>Georges : Mais comment ce peut être le même auteur que celui de l\'excellent \&quot;Le réalisme méthodique\&quot;?</title><link>http://salondelecture.blog4ever.com/blog/lire-article-134028-1326799-le_philosophe_et_la_theologie.html</link><description>Mais comment ce peut être le même auteur que celui de l\'excellent \&quot;Le réalisme méthodique\&quot;?</description><pubDate>Fri, 19 Jun 2009 15:37:19 +0100</pubDate></item><item><title>Vu sur Internet : ORIGINE : www.polemia.com/


Le : 23 Avril 2009
Pourquoi l\'aide humanitaire est nuisible à...</title><link>http://salondelecture.blog4ever.com/blog/lire-article-134028-1093190-survivre_au_developpement.html</link><description>ORIGINE : www.polemia.com/


Le : 23 Avril 2009
Pourquoi l\'aide humanitaire est nuisible à certains pays d\'Afrique

L’aide au développement des pays les plus pauvres est sans doute l’une des plus belles idées de notre temps. Elle a fortement augmenté au cours des trente dernières années et a même battu son record en 2008 en atteignant 120 milliards de dollars. Pourtant, dans le même temps, l’Afrique s’est considérablement appauvrie et la croissance y est demeurée extrêmement faible.
La perfusion continue de l’aide internationale produit en fait un certain nombre d’effets pervers dans les pays qui en dépendent. Elle alimente la corruption et empêche le développement d’un tissu économique prospère. Cette aide, qui ne sert le plus souvent qu’à soulager nos consciences, est aujourd’hui mise en cause.


Le livre qui fait l’effet d’une bombe

Le premier livre de Dambisa Moyo, ancienne consultante de la Banque Mondiale et économiste chez Goldman Sachs, fait l’effet d’une bombe. Intitulé Dead Aid : Why Aid Is Not Working and How There Is a Better Way for Africa, il préconise de couper toute aide à l’Afrique d’ici cinq ans. Selon l’auteur, il s’agit du seul moyen pour le continent de sortir enfin de la pauvreté. Contrairement à ce que nous avons l’habitude d’entendre de la part de nos économistes, hommes politiques et célébrités, elle affirme que l’aide internationale a perpétué en Afrique le cycle de la pauvreté et affaibli la croissance. Si Dambisa est la première économiste Africaine à parler des problèmes que pose l’aide, il est difficile de lui opposer qu’elle ne connaît pas son sujet : née à Lusakan en Zambie, elle est docteur en économie et diplômée des prestigieuses universités d’Oxford et Harvard. Elle n’est pas non plus indifférente à la pauvreté, puisqu’elle est engagée dans de nombreuses actions caritatives, notamment de micro-crédit dans les pays en développement et d’aide aux enfants en difficulté aux Etats Unis.

Inefficacité de l’aide internationale

En cas de crise majeure, comme lors du tsunami en Asie (2004), l’aide humanitaire est absolument nécessaire. Elle est même un impératif moral. Mais ces aides ponctuelles constituent une goutte d’eau dans l’océan d’argent qui inonde l’Afrique chaque année. Au cours des soixante dernières années, plus de 1000 milliards de dollars d’aide au développement ont été transférés des pays riches vers l’Afrique. Pourtant, nous sommes obligés de constater que cette politique de transferts massifs n’est qu’un facteur d’érosion des structures économiques et politiques déjà fragiles de ce continent. La richesse par habitant y est aujourd’hui plus faible qu’en 1970. Plus de la moitié de la population, soit 350 millions de personnes vit avec moins de 1 dollar par jour. Ce chiffre a triplé en 30 ans. Le FMI, dans un rapport publié en 2005, priait les différents acteurs du développement de cesser de croire qu’une aide accrue règlerait les problèmes de l’Afrique. Malgré les différentes voix qui s’élèvent, le monde ne semble pas prêt à débarrasser l’Afrique de cette drogue paralysante. Aider est devenu un impératif absolu dont le poids éclipse toute rationalité. Aider pour sauver notre âme, à défaut des Africains.

Effets pervers

L’aide au développement alimente la corruption. L’Union Africaine estimait en 2002 qu’elle coûtait annuellement au continent la somme astronomique de 150 milliards de dollars. Jeffrey Winters, professeur à la Northwestern University estime qu’en 2004, 100 milliards de prêts accordés par la Banque Mondiale on été détournés pour alimenter des circuits de corruption. Selon l’agence d’observation de la corruption Transparency Inernational, l’ex-Président de la République Démocratique du Congo (ancien Zaïre) M. Mobutu aurait volé au moins 5 milliards de dollars au pays.

Une économie naissante a besoin d’institutions fortes, de services publics efficaces et d’un gouvernement responsable. Les jeunes ont besoin de travailler et de croire en l’avenir de leur pays. L’aide a montré qu’elle était incapable de satisfaire ces objectifs. Au contraire, elle encourage seulement les gouvernements des pays pauvres à décrocher le téléphone et demander plus d’aide, éloignant ainsi chaque jour davantage les peuples Africains de la sphère de la production.

Même ce qui semble être intervention minime en surface peut avoir des conséquences dramatiques. Dambisa Moyo prend l’exemple d’un producteur de moustiquaires dans une petite ville d’Afrique. Il emploie 10 personnes qui produisent ensemble 500 moustiquaires par semaine. Leur salaire leur permet de faire vivre une quinzaine de personnes chacun. Une organisation internationale fournit généreusement 100.000 moustiquaires aux habitants de la région. Cela met sur la paille notre producteur, ses 10 employés et les 150 personnes qui en dépendent. Dans quelques années, les moustiquaires seront usées. Alors, il n’y aura plus de producteur vers qui se tourner, et il faudra à nouveau demander de l’aide. Le même raisonnement s’applique à l’agriculture. Inonder le marché africain de nourriture Américaine et Européenne gratuite ruine les petits exploitants africains. Un minimum de bon sens conduirait par exemple à acheter la nourriture à des agriculteurs locaux, pour ensuite la redistribuer aux nécessiteux.

Les conditions du développement économique

Entreprendre en Afrique est un véritable cauchemar. Outre l’insécurité physique et juridique qui y règne, une bureaucratie démesurée vient entraver le bon fonctionnement des affaires. Au Cameroun, un investisseur doit compter 426 jours pour obtenir une licence. Il faut 119 jours pour créer une entreprise en Angola. Ces chiffres sont à comparer avec ceux des Etats Unis (40 jours) ou de la Corée du sud (17 jours). De plus, l’Afrique se caractérise par son instabilité. Depuis 1960, les guerres et massacres on tué plus de neuf millions d’hommes et de femmes. Dans la même période, l’Afrique a connu près de 80 coups d’Etat. Onze pays ont connu la guerre civile en seulement 15 ans pour un coût estimé à 200 milliards de dollars.

La bonne nouvelle est que nous savons ce qui marche et conduit à une réduction durable de la pauvreté grâce à une croissance soutenue. Les pays qui dépendent de l’aide internationale sont en grande difficulté, et ceux qui n’en dépendent pas réussissent. Il suffit de regarder les exemples de l’Afrique du Sud et du Botswana pour le comprendre. Ces deux pays, modèles de réussite du continent africain, ont su construire leur avenir sur une économie de services, une administration démocratique, stable et peu corrompue. Les gouvernements doivent s’attacher à attirer un maximum d’investissements en réduisant la bureaucratie et en mettant en place une fiscalité attractive. Ils doivent enfin encourager le commerce, et se construire progressivement des institutions solides pour faire revenir la confiance.

Guillaume Varnier
IFRAP
31/03/09

Depuis 1985, l\'iFRAP est un Think Tank indépendant analysant la performance de l’Etat, des administrations et des politiques publiques, afin de proposer des réformes concrètes.
www.ifrap.org/Pourquoi-l-aide-humanitaire-est-nuisible-a-certains-pays-d-Afrique,1162.html (à consulter pour lire les graphiques qui ne sont pas reproduits ici)

Correspondance Polémia
 
Guillaume Varnier</description><pubDate>Tue, 28 Apr 2009 13:25:28 +0100</pubDate></item><item><title>Georges : A consulter aussi, un article de Polémia intitulé \&quot;Obama: dernier président de l\'hyperpuissance...</title><link>http://salondelecture.blog4ever.com/blog/lire-article-134028-1216706-les_guerres_batardes.html</link><description>A consulter aussi, un article de Polémia intitulé \&quot;Obama: dernier président de l\'hyperpuissance américaine?\&quot;:
www.polemia.com/article.php?id=1840</description><pubDate>Thu, 26 Mar 2009 14:46:59 +0100</pubDate></item><item><title>Georges : Une interview de Sylvain Gougenheim est parue sur le site :...</title><link>http://salondelecture.blog4ever.com/blog/lire-article-134028-795445-aristote_au_mont_saint_michel.html</link><description>Une interview de Sylvain Gougenheim est parue sur le site : www.resiliencetv.fr/modules/smartsection/item.php?itemid=1436, précédée d’un article plutôt contestable sur la philosophie aristotélicienne et chrétienne. Précisons qu’outre cette interview, à prendre pour ce qu’elle est, la ligne générale de ce site (ultralibérale, pro sioniste, etc.) nous semble très loin d’être à suivre sans réserve…</description><pubDate>Sat, 13 Dec 2008 07:39:27 +0100</pubDate></item><item><title>Georges : Toujours en réponse à Attali, l’auteur a rédigé une autre fiche sur La Cité de Dieu, de St-Augustin...</title><link>http://salondelecture.blog4ever.com/blog/lire-article-134028-926685-une_breve_histoire_de_l_avenir.html</link><description>Toujours en réponse à Attali, l’auteur a rédigé une autre fiche sur La Cité de Dieu, de St-Augustin (voir: www.scriptoblog.com/scriptoblog/index.php?option=com_content&amp;task=view&amp;id=620&amp;Itemid=1). Outre le fait de souligner la complète incompatibilité entre tout idéal chrétien et le millénarisme matérialiste d’Attali, le principal atout de cette fiche est de recontextualiser la position de Saint-Augustin dans cette période troublée de la chute de l’Empire Romain, ce qui permet de mieux comprendre le divorce radical opéré entre la Cité de Dieu et la Cité terrestre.
On espère juste, pour ne pas donner trop de crédit à un augustinisme politique ultérieur (voir dans la rubrique \&quot;Nouveautes\&quot; du forum, la fiche sur le dernier livre de Denis Sureau), que Michel Drac fera aussi une fiche sur St-Thomas d’Aquin, auteur d’une synthèse plus réaliste et harmonieuse.
</description><pubDate>Mon, 08 Dec 2008 13:56:19 +0100</pubDate></item><item><title>Georges : Oui, les trois volumes forment vraiment un tout homogène : le premier campe le décor et la...</title><link>http://salondelecture.blog4ever.com/blog/lire-article-134028-1063438-la_dixieme_porte_de_l_enfer.html</link><description>Oui, les trois volumes forment vraiment un tout homogène : le premier campe le décor et la psychologie sociale de ces cadrillons ; dans le deuxième, le narrateur accède aux hautes sphères de cette bureaucratie cosmopolite ; et à travers le dénouement du troisième, on perce la nature profonde du système (il faut bien tenir la promesse initiale d’identifier le Grand Enculeur !).
Je suis également en train de lire, des mêmes (Scriptoblog), De la souveraineté : c’est en partie la même histoire, dans un style moins burlesque et plus didactique. Si certains veulent s’atteler à une fiche de présentation de cet essai, intéressant à plus d’un titre, ça me permettrait de rattraper mon retard dans les fiches que j’ai déjà prévu d’écrire…
</description><pubDate>Sun, 30 Nov 2008 08:06:13 +0100</pubDate></item><item><title>parrabellumtango : L\'auteur du billet as t-il lu les trois tomes? Sont ils d\'égale valeur?</title><link>http://salondelecture.blog4ever.com/blog/lire-article-134028-1063438-la_dixieme_porte_de_l_enfer.html</link><description>L\'auteur du billet as t-il lu les trois tomes? Sont ils d\'égale valeur?</description><pubDate>Sat, 29 Nov 2008 14:23:37 +0100</pubDate></item><item><title>Georges : Au sujet de l’évolution de la gauche française ces dernières décennies, Philippe Marsay en propose...</title><link>http://salondelecture.blog4ever.com/blog/lire-article-134028-767211-petit_frere.html</link><description>Au sujet de l’évolution de la gauche française ces dernières décennies, Philippe Marsay en propose une analyse très pertinente dans le numéro 25 du Choc du Mois, dans un article intitulé : « Immigré ‘‘in’’, prolo ‘‘out’’ ». Il y voit l’origine du transfert dans l’imaginaire gauchiste de l’archétype du prolétaire vers celui de l’immigré, apatride et déraciné, dans mai 68, et plus particulièrement dans le divorce qui s’y est révélé entre les masses prolétariennes, restées assez passives, et l’intelligentsia bourgeoise et germanopratine (les proto-« bo-bo »), qui rêvaient leur « révolution » avant de rallier les bataillons d’actionnaires du capital… Dès lors, ces immigrés semblaient bien plus pratiques et manipulables, comme « damnés de la terre », que ces prolos « fromage blanc » qui, d’ailleurs, ont bien confirmé leur potentiel « réactionnaire » en tombant assez massivement dans les bras du FN… Et puis, pour la majorité de ces révolutionnaires de salon, qui sont passés de l’autre coté du capital (sans jamais se renier, à les croire…), le recours à cette immigration offrait tellement d’avantages concrets !
Cette réflexion peut utilement se compléter avec, dans le même numéro, l’article de Bruno Wieseneck (BHL est bien un prophète – La gauche intellectuelle en route vers l’ectoplasmie), qui dresse un état de l’indigence intellectuelle de la gauche actuelle, principalement en s’appuyant sur son intellectuel autoproclamé BHL (un peu facile, me diront certains, mais bon !).
Si des lecteurs sont intéressés par ce voyage au sein de la gauche, toute fiche sur le livre de Georges Frèche (Il faut saborder le PS, Seuil, 2007) est bienvenue.</description><pubDate>Thu, 02 Oct 2008 23:39:41 +0100</pubDate></item><item><title>Georges : Sur Soljenitsyne, voir l’entretien avec Philippe de Villiers paru dans le numéro 25 du Choc du...</title><link>http://salondelecture.blog4ever.com/blog/lire-article-134028-922638-le_declin_du_courage.html</link><description>Sur Soljenitsyne, voir l’entretien avec Philippe de Villiers paru dans le numéro 25 du Choc du Mois.</description><pubDate>Thu, 02 Oct 2008 23:31:02 +0100</pubDate></item><item><title>Georges : Outre un dossier très intéressant sur la Reconquête espagnole, le numéro 37 (juillet-août 2008) de...</title><link>http://salondelecture.blog4ever.com/blog/lire-article-134028-795445-aristote_au_mont_saint_michel.html</link><description>Outre un dossier très intéressant sur la Reconquête espagnole, le numéro 37 (juillet-août 2008) de la Nouvelle Revue d’Histoire consacre un article à la présentation du livre de Gougenheim.</description><pubDate>Fri, 22 Aug 2008 08:43:33 +0100</pubDate></item><item><title>Georges : On n’insistera jamais assez sur la révolution cartésienne, épistémologique et philosophique, qui...</title><link>http://salondelecture.blog4ever.com/blog/lire-article-134028-865416-descartes_ou_l_incarnation_de_l_ange__2_.html</link><description>On n’insistera jamais assez sur la révolution cartésienne, épistémologique et philosophique, qui marque la décadence moderne de l’esprit européen, dont la longue assimilation de l’héritage grec s’est faite, comme le montre Gouguenheim dans Aristote au Mont Saint-Michel, par la priorité chronologique de la logique et de la rhétorique, avant de s’épanouir pleinement dans la métaphysique réaliste.</description><pubDate>Tue, 08 Jul 2008 10:21:20 +0100</pubDate></item><item><title>Georges : Frederic H. Fajardie, né Ronald Moreau pour répondre à la question précédente, est mort à Paris le...</title><link>http://salondelecture.blog4ever.com/blog/lire-article-134028-438525-l_homme_de_berlin.html</link><description>Frederic H. Fajardie, né Ronald Moreau pour répondre à la question précédente, est mort à Paris le 1er mai 2008. On peut lire un bel hommage à ce “bernanosien rouge” dans le numero 23 du Choc du Mois.</description><pubDate>Mon, 30 Jun 2008 18:15:07 +0100</pubDate></item><item><title>Marcel de la Bigne de Villeneuve : Démocratie et VOLONTÉ GÉNÉRALE selon JJ Rousseau (Extrait de Marcel de La Bigne de Villeneuve,...</title><link>http://salondelecture.blog4ever.com/blog/lire-article-134028-675224-jj_rousseau__la_democratie_totalitaire.html</link><description>Démocratie et VOLONTÉ GÉNÉRALE selon JJ Rousseau (Extrait de Marcel de La Bigne de Villeneuve, Traité général de l’Etat, p 312 et s )


Qu\'est-ce que la Volonté Générale selon JJ Rousseau ?
Il est impossible de trouver dans le Contrat Social aucune solution définitive. Non point que Rousseau s\'abstienne de répondre; bien au contraire ! Ses réponses sont trop nombreuses. Mais comme elles sont opposées entre elles et d\'une obscurité absolue sous une fausse apparence de clarté; on demeure aussi peu avancé après les avoir lues qu\'auparavant. Sur la nature de la Volonté Générale J.-J. Rousseau n\'adopte pas moins, simultanément ou successivement, de sept définitions ou points de vue différents et radicalement contradictoires. Comptons :

1° La Volonté Générale est celle de tous :
« La Volonté constante de tous les membres de l\'État est la Volonté générale. » « Plus le concert règne dans les assemblées, c\'est-à-dire plus les avis approchent de l\'unanimité, plus aussi la volonté générale est dominante. » « La Volonté générale... doit partir de tous pour s\'appliquer à tous (Contrat Social, 1. IV, ch II).»

2° La Volonté Générale n\'est pas celle de tous :
«Il y a certes bien de la différence entre la Volonté de tous et la Volonté générale; celle-ci ne regarde qu\'à l\'intérêt commun, l\'autre regarde à l\'intérêt privé et n\'est qu\'une somme de volontés particulières (C. S., 1. III, ch III )» «Pour qu\'une volonté soit générale il n\'est pas toujours nécessaire qu\'elle soit unanime (C. S., 1. II, ch II).» «Quand les intérêts particuliers commencent à se faire sentir l\'intérêt commun s\'altère et trouve des opposants; l\'unanimité ne règne plus dans les voix, la volonté générale n\'est plus la Volonté de tous(C. S., 1. II, ch II, note, et 1. IV, ch I). »

3° La Volonté générale est celle de la majorité :
« ... ôtez de ces mêmes volontés (particulières) les plus et les moins qui s\'entre-détruisent; reste pour somme des différences la Volonté Générale(C. S., 1. II, ch III )». «Quand les caractères de la Volonté générale cessent d\'être dans la pluralité, quelque parti qu\'on prenne, il n\'y a plus de liberté(C. S., 1. IV, ch II)».

4° La Volonté Générale n\'est pas celle de la majorité; elle peut être celle d\'une élite peu nombreuse pourvu qu\'elle soit éclairée :
« On doit concevoir... que ce qui généralise la volonté est moins le nombre des voix que l\'intérêt commun qui les unit(C. S., 1. II, ch IV)».

5° La Volonté Générale peut n\'être celle de personne :
« Quand le plus vil intérêt se pare effrontément du nom sacré du bien public, alors la Volonté générale devient muette ; tous, guidés par des motifs secrets, n\'opinent pas plus comme citoyens que si l\'État n\'eut jamais existé et l\'on fait passer sous le nom de lois des décrets iniques qui n’ont pour but que l\'intérêt particulier (C. S., 1. IV, ch I )». « ... quand une de ces associations (particulières) est si grande qu\'elle l\'emporte sur toutes les autres, vous n\'avez plus pour résultat une somme de petites différences, mais une différence unique; alors, il n\'y a plus de volonté générale (C. S., 1. II, ch IV )... »

6° La Volonté générale peut être contraire aux volontés particulières :
Le citoyen « consent à toutes les lois, même à celles qu\'on passe malgré lui. » En effet, « quand on propose une loi dans l\'assemblée du peuple ce qu\'on leur demande, n\'est pas précisément s\'ils approuvent la proposition ou s\'ils la rejettent; mais si elle est conforme ou non à la volonté générale qui est la leur; chacun en donnant son suffrage dit son avis là-dessus; et du calcul des voix se tire la déclaration de la Volonté générale [1]. Quand donc l\'avis contraire au mien l\'emporte, cela ne prouve autre chose, sinon que je m\'étais trompé et que ce que j\'estimais être la Volonté générale ne l\'était pas. Si mon avis particulier l\'eût emporté, j\'aurais fait autre chose que ce que j\'aurais voulu; c\'est alors que je n\'aurais pas été libre (C. S., 1. IV, ch II). Cependant, si mon avis l\'eut emporté, c\'est qu\'il aurait été partagé par la majorité. Donc la volonté de la majorité n\'est pas la Volonté générale…?)».

7° La Volonté générale est supérieure et inaccessible à la nature et à l\'intelligence humaine : « Il faudrait (pour la connaître) une intelligence qui vît toutes les passions des hommes et qui n\'en éprouvât aucune, qui n\'eût aucun rapport avec notre nature et qui la connût à fond, dont le bonheur fût indépendant de nous et qui voulût bien s\'occuper du nôtre... il faudrait des Dieux (C. S., l. II, ch VII ).»

Devant ces antinomies, on a le droit de demeurer perplexe. Nous pourrions en ajouter d\'autres, prouvant que, d\'après Rousseau, la «Volonté générale est toujours constante, inaltérable et pure » « toujours droite (C.S., 1. II, ch III )», mais qu\'elle peut cependant être corrompue et perdre « sa rectitude naturelle lorsqu\'elle tend à quelque objet individuel et déterminé (C.S., 1. II, ch IV )»; que le souverain « par cela seul qu\'il est, est toujours ce qu\'il doit être », c\'est-à-dire est impeccable, alors que, pourtant, sous le nom de la loi, qui « est la volonté générale », on peut faire « passer...les décrets iniques qui n\'ont pour but que l\'intérêt particulier (C.S., 1. IV, ch I).»  

Mais ce  serait une cruauté superflue que d\'étaler davantage la misère logique de Rousseau.


[1] : On peut ajouter ce texte à ceux qui sont cités sous le n° 3 et selon lesquels la volonté générale est celle de la majorité.

</description><pubDate>Fri, 27 Jun 2008 20:39:29 +0100</pubDate></item><item><title>Georges : Merci pour cette excellente fiche!
Pour ceux qui sont interesses par les polemiques qui ont suivi...</title><link>http://salondelecture.blog4ever.com/blog/lire-article-134028-795445-aristote_au_mont_saint_michel.html</link><description>Merci pour cette excellente fiche!
Pour ceux qui sont interesses par les polemiques qui ont suivi la parution de ce livre, vous pouvez suivre ce lien: 
www.passion-histoire.net/phpBB3/viewtopic.php?f=106&amp;t=16841</description><pubDate>Fri, 23 May 2008 11:21:25 +0100</pubDate></item><item><title>avouedusaintsepulcre : Bonjour ô illustre chouan,

J\'ai un peu parcouru le blog. L\'idée de faire des lectures...</title><link>http://salondelecture.blog4ever.com/blog/lire-article-134028-767211-petit_frere.html</link><description>Bonjour ô illustre chouan,

J\'ai un peu parcouru le blog. L\'idée de faire des lectures régulières et des fiches est excellente et exigeante. C\'est un gage de qualité rare. Pour défendre nos idées il faut effectivement une formation solide, ce qui manque à beaucoup de militants et les rend en définitive pire que ceux que nous combattons. Il faudrait que tu nous dises en quoi il pourrait y avoir collaboration. De notre côté, nous nous conseillons également des lectures mutuelles et cette piste doit absolument être creusée à mon sens. Il faut effectivement qu\'il reste suffisamment d\'hommes formés au milieu des ruines. Tu peux nous contacter via l\'adresse que je t\'ai donnée.</description><pubDate>Wed, 07 May 2008 10:49:15 +0100</pubDate></item><item><title>Georges : La dernière prestation télévisuelle à l’Elysée du Président, argumentée et dangereusement...</title><link>http://salondelecture.blog4ever.com/blog/lire-article-134028-708978-300_decisions_pour_changer_la_france.html</link><description>La dernière prestation télévisuelle à l’Elysée du Président, argumentée et dangereusement convaincante quoiqu’on puisse en dire, a confirmé une fidélité scrupuleuse et infaillible à ce programme. Un petit bémol a bien été exprimé à l’encontre de la politique préconisée d’immigration mais, soyons-en sûrs, ce n’est que pour ne pas effrayer un électorat piqué à Le Pen !
La priorité exclusive des sciences appliquées en matière de recherche (croissance oblige !) est également en marche à travers la réforme annoncée du CNRS, à laquelle fait écho cet appel : contreinfo.info/article.php3?id_article=1936 (site Internet).
Bienvenue dans « le Meilleur des Mondes » !
</description><pubDate>Sun, 27 Apr 2008 09:51:38 +0100</pubDate></item></channel></rss>