Salon de lecture

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Aux sources de l'erreur liberale

 

Titre:

Aux sources de l'erreur libérale

Pour sortir de l'étatisme et du libéralisme

Auteur:

Collectif,

sous la direction de Benjamin Guillemaind et Arnaud Guyot-Jeannin

Editeur:

L'Age d'Homme

Date de parution:

1999

 

Voici un livre collectif qui a l'immense mérite de montrer l'urgence qu'il y a aujourd'hui de retrouver une « 3ème voie » pour répondre aux faillites, avérée du socialisme marxiste, et imminente du libéralisme. Car ces deux idéologies, artificiellement opposées au XXème siècle (cf fiche sur « le siècle de 1914 »), ont bien comme source commune le subjectivisme moderne et son corollaire matérialiste du primat de l'économique, affranchi de la tutelle du politique.

 

En effet, peut-être plus encore que le marxisme, la mythologie libérale s'appuie sur une axiomatique matérialiste dont on ne peut pas sortir : la « main invisible » d'Adam Smith est un dogme et toute intervention extérieure au Marché ne serait qu'un frein au libre jeu du retour naturel à l'équilibre. Cette perversion économiste de l'ordre naturel est relativement récente… Chez Aristote, l'économie se distingue de la chrématistique (qui traite de l'activité spécifiquement monétaire) et n'a pour objet que la gestion domestique des besoins matériels. La rupture avec cette conception limitée de l'économie est d'abord le fait des Etats Nations, émergeant au sortir du Moyen-âge, qui assoient leur puissance sur la richesse et ensuite, de la « science économique » qui s'affranchit des préceptes moraux, politiques et religieux dès le XVIIème siècle. Loin de refléter des réels besoins humains, cette dernière s'appuie sur l'anthropologie minimale de « l'homo oeconomicus » (il n'est que d'ouvrir le premier manuel d'économie pour constater l'extrême pauvreté de cette « anthropologie » !), être rationnel qui maximise son intérêt propre, exclusivement limité aux seuls production, échange et consommation, sans plus aucune dimension sociale ou politique. Pourtant, on peut objecter à cette pétition de principes des besoins bien plus limités et relatifs que ceux supposés illimités et fondamentaux de l'humanité, ainsi qu'une nature humaine sociale et politique, capable de coopération désintéressée. Cette primauté absolue de l'individu est une sécularisation moderne de l'égalité devant Dieu seul qui, elle, s'accompagnait d'une conception sociale organique, en harmonie avec la pensée grecque ancienne. Dans cette philosophie moderne, l'individu étant lui-même source de ses droits, on passe d'une organisation communautaire objectivement normative et orientée vers le bien commun, à une société artificielle, organisée par un « contrat » rendu nécessaire pour faire coexister ces pouvoirs individuels inaliénables et antagonistes, et canaliser la violence potentielle qui en découle. La destruction des autonomies communautaires induit l'Etat totalitaire moderne, obligé de suppléer la solidarité qui n'existe plus, tout en renforçant la déresponsabilisation de tous et généralisant l'assistanat. Cela se traduit dans les faits par une société atomisée, productiviste et consumériste, l'idéalisation des valeurs marchandes à l'exclusion des autres, une totale réhabilitation des calculs intéressés et égoïstes, et par l'interchangeabilité des individus, encore renforcée par le machinisme qui déqualifie le travail. Cette société de marché a généralisé par la colonisation son « ordre » concurrentiel au monde entier, jusqu'au mondialisme désormais établi, avec ses désastreuses conséquences écologiques, politiques, sociales et morales.

 

Pourtant, ces conclusions ne s'imposent pas d'elles-mêmes, y compris en partant des bases de la philosophie moderne… Ainsi, après avoir distingué éthique (qui s'attache aux finalités de l'homme) et morale (qui qualifie les actes), Francis Marfoglia pose la question de la compatibilité entre commerce et éthique. Parce que la rupture de la philosophie moderne avec l'ontologie classique, qui postulait l'identité entre valeur et être, a ouvert le débat sur la finalité que l'homme se donne, l'auteur ne tranche pas la question mais souligne sa pertinence contre le terrorisme intellectuel qui voudrait imposer une seule éthique particulière. En effet, si l'égalitarisme universel est la finalité de l'homme, ce dernier peut se réduire à ce qu'il a en commun et qu'il peut échanger. Mais on peut tout aussi bien soutenir la position inverse selon laquelle ce qui fait la valeur de l'individu est ce qu'il a en propre, qu'il ne peut pas échanger, comme dans la conclusion du Gai Savoir, où Nietzsche affiche tout son mépris pour la fonction marchande. De même, face à la réduction du lien social aux seules relations économiques intéressées, le MAUSS (Mouvement Anti-Utilitariste dans les Sciences Sociales) réhabilite le don comme fondement de la sociabilité et veut redonner au politique son champ propre. Concrètement, cette école a donné lieu à des expériences microsociales, comme les SEL, Systèmes d'Echanges Locaux, qui instituent une monnaie strictement locale. L'intérêt immédiatement évident réside dans la recréation d'un lien social infra politique et dans la gêne de l'Etat face à cette brèche dans son contrôle fiscal omnipotent. Pourtant, je ne vois pas bien en quoi la deuxième mesure présentée, le « revenu minimum de Citoyenneté » financé par les deniers publics, se distinguerait du rôle actuel de l'Etat Providence, malgré tous les efforts déployés pour distinguer ce revenu du RMI ! Certes, la présentation du système par Frédéric Blond est peut-être un peu succincte… Aussi, je serais reconnaissant à tous les lecteurs mieux informés de m'éclairer sur ce point.

 

Entre les deux extrêmes que constituent d'une part le fondement utopique exclusivement désintéressé du lien social, qui suppose une certaine perfection (comme les communautés religieuses organisées autour du vœu de pauvreté), et d'autre part l'hubris moderne qui considère l'autre comme un moyen d'arriver aux fins individuelles matérielles, Claude Polin (« de la régulation des échanges ») réinsère l'échange dans la conception holiste d'une société harmonieuse : ceux qui recourent à l'échange ne sont plus alors des rivaux mais des partenaires en vue d'une fin qui les transcende. Pour expliquer ce retour à la notion de Bien Commun contre l'utopie libérale, il n'est peut-être pas inutile de rappeler quelques principes d'ordre naturel :

1) La destination universelle des biens (cf Saint-Thomas d'Aquin, Somme Théologique IIa IIae, question 66 sur « le vol et la rapine »). L'usage des biens disponibles sur terre doit profiter à l'humanité dans son ensemble. Dans cette optique, la propriété privée est le moyen naturel pour optimiser la gestion de ces richesses mais n'est en aucun cas un pouvoir absolu concédé à l'individu, qui pourrait s'affranchir de cette finalité.

2) L'homme, animal social. L'homme s'épanouit naturellement dans des petites communautés (familles, écoles, métiers, communes, régions…), où il est acteur et responsable. C'est dans ces corps intermédiaires que les solidarités primaires se développent à échelle humaine.

3) L'animal politique. Ces sociétés sont supervisées par le politique, science architectonique qui, loin de se substituer aux autorités légitimes des corps intermédiaires, doit les protéger et les organiser en vue du bien commun.

L'Eglise catholique s'est toujours appuyée sur cette conception traditionnelle de la nature humaine. Ainsi, contrairement aux propos habituels de Polin et Rousseau qui voient une inflexion du discours de l'Eglise vers le monde moderne libéral depuis Léon XIII et la Doctrine Sociale de l'Eglise (mais ils n'abordent pas du tout le sujet dans leurs contributions à ce livre), l'abbé de Tanouarn voit une constante anti-libérale essentielle dans les discours pontificaux relevant de cette doctrine, malgré les dérives, jugées accidentelles, du cléricalisme angéliste d'un Pie XI ou du personnalisme d'un Jean-Paul II. Aussi, contre le totalitarisme du marche, il est nécessaire de redonner des limites à l'économie, non seulement pour retrouver l'harmonie avec notre environnement naturel, mais aussi pour redonner aux différentes sociétés le goût de vivre ensemble et appliquer le principe de subsidiarité selon lequel une compétence ne doit être dévolue à l'échelon supérieur que si et seulement si elle ne peut être assumée à l'échelon inférieur.

 

Le caractère mortifère de la société libérale, qui remplace par des financiers instantanéistes l'homme débiteur des générations passées et devant accroître son « capital » pour le transmettre aux générations futures, est à l'opposé de toute pensée traditionnelle. Car la conception organiciste de l'harmonie sociale se prolonge naturellement dans la perception écologique des écosystèmes. C'est le parfait contre-pied de l'individualisme, qui tourne le dos à tout ordre cosmique téléologique (qui a sa finalité propre) en s'appuyant sur la pensée moderne mécaniciste de la nature (pensez aux « animaux machines » de Descartes), et dans laquelle la seule norme reste la finalité immédiate de l'individu, coupé de la société… (Au passage, histoire de couper la tête à un cliché qui a la vie dure depuis Voltaire, c'est pour ce genre d'extrapolation métaphysique et théologique, et non pour avoir répété que « la Terre tournait », que Galilée a été condamné par l'Inquisition à réciter les psaumes de pénitence, ce qu'il a pu faire exécuter par une parente religieuse… Avouez que ça relativise le « martyre » !). Loin des courants « écologistes » contemporains qui ne proposent que de substituer à la gestion technocratique du capitalisme une autre gestion technocratique « pseudo écologique » pour faire face aux conséquences immédiates du libéralisme (pollution…), cette pensée traditionnelle s'attaque aux racines du mal moderne en posant la question de la réelle place de l'homme et de sa réconciliation avec le monde, dont on ne peut impunément gaspiller les ressources limitées. Car même l'agriculture a été sinistrée… Dans ce domaine, le progrès technique ne libère plus l'homme de la peine mais l'assujettit au crédit en amorçant une spirale infernale : l'agriculteur doit produire à bas prix pour rester compétitif, augmenter la productivité et réduire la main-d'œuvre pour baisser les coûts, recourir au crédit pour financer le gain de productivité, et encore augmenter la productivité pour rembourser le crédit. La domestication des pouvoirs publics par la banque a eu raison de l'agriculture domestique. En France, 20% des agriculteurs, qui ont réalisé cette extension capitalistique, touchent 80% des primes européennes, ce qui renforce sans cesse l'exode rural. Face à ce péril, des communautés (naturelles, écologistes, végétariennes…) cultivent l'illusion en voulant recréer des îlots de solidarité. Au niveau politique, la solution ne pourra passer que par la réduction de la production à ce que l'on peut vendre et la réduction des importations à ce que l'on ne peut produire.

 

Dans une analyse plus technique, Janpier Dutrieux dresse une rapide histoire de la monnaie, de sa dématérialisation par les billets de banque puis par la généralisation du crédit. Apres la Première Guerre Mondiale, les Etats remplaçant la convertibilité en or de leurs monnaies par l'instauration de leurs cours forcés, le pouvoir de création monétaire passe de plus en plus clairement aux mains des banques secondaires par la possibilité des crédits ex nihilo. Cette dernière quantité monétaire alimente la sacro-sainte croissance mais peut également susciter des bulles spéculatives boursières sans incidence positive sur l'activité économique réelle. Pour contrôler cet agrégat de plus en plus important dans la masse monétaire totale, les pouvoirs publics n'ont plus que des outils inefficaces, voire déflationnistes (la hausse des taux de refinancement des banques raréfiera la monnaie et freinera les investissements). Car la monnaie est passée d'une institution au statut de marchandise, soumise aux lois du marché international et tombant dans les mains d'immenses fortunes apatrides : les fuites colossales vers les paradis financiers sont imputables en premier lieu aux firmes multinationales, et ensuite aux mafias (pour autant qu'on puisse distinguer les deux !). Ainsi, en rendant pleinement convertibles leurs monnaies, les Etats les ont ni plus ni moins privatisées, se privant du même coup d'un important moyen de régler leurs problèmes sociaux et politiques, et se condamnant à la fuite en avant de la croissance sans fin. Sans un retour sur ce credo libéral, le système monétaire ne pourra plus garantir l'intérêt général. L'explosion des crédits ex nihilo, désormais incontrôlables par les Banques Centrales, et le volume des échanges quotidiens de devises (autour de 20 Mds de dollars en 1973, à la fin du système de changes fixes, 200Mds en 1986, et 1300 Mds en 1995) ont autonomisé la sphère financière mondiale, sans plus aucun lien avec l'économie réelle. En imposant aux banques secondaires une couverture intégrale de ses crédits par l'épargne, on redonnerait aux Banques Centrales les moyens d'un vrai contrôle responsable de la masse monétaire. Ainsi, s'inspirant de l'expérience du Dr Schacht dans l'Allemagne des années 30 (le contrôle exclusivement étatique en moins) et des travaux du Prix Nobel d'économie Maurice Allais, Janpier-Dutrieux propose un « circuit du crédit social » versé à tous les habitants dès la naissance et indexé sur la valeur ajoutée, pondérée par la part de la population active et la croissance prévisionnelle. Reversé sans intérêts, ce crédit social financera les retraites, tout en soulageant les entreprises du coût de ces transferts sociaux. Etant fluctuants et indexés sur la croissance réelle, les revenus du crédit social s'ajusteront pour prendre en compte les fuites du circuit dus à la thésaurisation (épargne oisive) ou aux placements à l'étranger. De plus, ces revenus du crédit social peuvent favoriser une resocialisation en autorisant les contrats de crédits sociaux entre les membres d'un même corps intermédiaire de proximité, sur la répartition de ces revenus pour, par exemple, soutenir une industrie locale particulière et lui permettre de diminuer ses prix pour rester concurrentielle, tout en conservant sa main-d'œuvre. Voila un projet prometteur en termes de participation sociétale et de subsidiarité !

 

Alors que le « chômage » était la règle au Moyen-âge (un jour sur deux était chômé), le capitalisme a fait du travail marchand une valeur et y a mis une population toujours plus étendue (femmes et enfants au XIXème siècle, puis généralisation complète du travail féminin au XXème). Parallèlement, l'industrialisation n'a jamais cessé de déqualifier le travail, avec sa standardisation et son culte de la quantité, tout en remplaçant dans l'organisation de l'entreprise, les corps organiques par les syndicats centralisés et belligènes par idéologie. Le progrès technique et les gains de productivité induits par une croissance permanente, nécessaire au système, ont clairement montré leur effet déflationniste sur l'emploi dès 1929. La nécessité de débouchés extérieurs pour absorber la croissance industrielle illimitée avait justifié l'expansion coloniale, ainsi que le credo libre-échangiste, mais cela s'est retourné dans les années 1960-70 avec les Nouveaux Pays Industrialisés bénéficiant d'une main-d'œuvre moins chère, et induisant encore aujourd'hui les délocalisations. Depuis 1945, les Etats-Unis ont imposé par intérêt ce dogme du libre-échangisme, censé être seul compatible avec la rationalité économique. Pourtant toutes les puissances économiques se sont historiquement constituées à l'abri d'un sévère bouclier protectionniste : les Etats-Unis eux-mêmes, l'Allemagne de Bismarck, le Japon… Aujourd'hui, la dévaluation d'une monnaie remplace hypocritement les droits de douane. Contre la mondialisation, l'Europe doit assurer son indépendance en se protégeant contre les armes de la finance internationale (prix, taux de change, taux d'intérêt « mondiaux » et dictature du dollar), en contrant le faux dogme de la globalisation et de la spécialisation des productions par le soutien d'un appareil productif répondant à l'ensemble des besoins intérieurs et enfin, contrôler les soubassements culturels de la consommation par la reprise en main des outils de communication (limiter l'impact exogène du marketing qui multiplie les « besoins » plus que les moyens de les satisfaire), la protection des brevets européens, et la limitation des participations étrangères dans le capital des entreprises européennes.

 

Contre le délitement social du libéralisme, il faut revitaliser les solidarités communautaires (« l'économie solidaire » en serait une voie mais, là encore, j'invite toute personne qui connait le sujet à me faire partager ses connaissances…), se protéger des effets pervers du libre-échangisme par une taxe sociale sur les produits importés, et casser le pouvoir de la spéculation financière par le contrôle et la taxation de ces transactions. Obnubilée par sa balance commerciale, la France a, jusqu'à aujourd'hui, axé ses efforts sur les grands projets industriels « de pointe ». Cela s'est fait au détriment des services, artisanat et industries classiques, orientés vers la consommation intérieure. Les conséquences sur l'emploi sont désastreuses puisque, faute d'une restructuration adéquate de ce secteur et à cause de la hausse domestique des coûts salariaux, les délocalisations vont bon train… A l'heure ou l'on ne cesse d'entendre parler de vagues de licenciements dans les grandes entreprises, les PME sont les seules créatrices d'emplois. Usant de charlatanisme mercantile et prédication morale mensongère, l'Etat exerce son pouvoir de manière totalitaire et centralisatrice : seule l'application est déconcentrée. L'existence de centres autonomes de pouvoir sont la seule protection efficace contre la tyrannie : garante de diversité, elle interdit toute dictature de classe et toute pensée unique. C'est pourquoi, contre l'entreprise déshumanisée par la recherche exclusive du profit, au prix de la réification de la main-d'œuvre (pensez à l'expression « marché du travail » !), il faut « remplacer l'économie de profit, pratiquée par des fauves prédateurs, par une économie de besoins, concertée et reprise en main par tous les agents économiques ». Cela passe par la restauration des corps intermédiaires, et notamment de communautés professionnelles dotées d'une réelle autonomie par rapport à l'Etat, de moyens financiers propres. Des métiers organisés doivent remplacer « l'emploi » impersonnel en assurant défense, formation et perfectionnement, déontologie qui garantit la qualité de la production, répartition harmonieuse des entreprises. Le compagnonnage réalise une certaine perfection de ces métiers en substituant à la finalité du profit celle de la qualité de l'œuvre. Bonne parade contre le chômage des jeunes, l'acquisition d'un métier par l'apprentissage (voire le compagnonnage) n'a jamais cessé d'être dénigrée en France pour de stupides raisons idéologiques : c'est tellement mieux d'avoir 100% de bacheliers chômeurs (et illettrés !) et d'assigner une population immigrée à une production standardisée en la payant le moins possible…

 

Benjamin Guillemaind conclut en donnant 5 axes d'une réforme alternative (à ce niveau, on le lui accorde : c'est une révolution…) :

- Réforme politique, pour tourner le dos à l'hypertrophie des pouvoirs législatif et administratif technocratiques, pour redonner sa place architectonique au politique, garant du Bien Commun, en remplaçant la dictature idéologique des partis par une déconcentration des pouvoirs et une représentation organique de la société.

- Contre l'égalitarisme, refonder le lien social par le tissu organique des Corps Intermédiaires, souverains dans leur zone de responsabilité. L'Etat n'est plus le gérant mais devient le garant de ces souverainetés partielles, qu'il protége, accroît et contrôle en vue du Bien Commun.

- Appliquer le principe de subsidiarité qui peut seul concilier la sauvegarde des identités avec l'explosion des relations mondiales, en ne délégant aux échelons supérieurs que les seuls problèmes qui ne peuvent être résolus à l'échelon subalterne.

- Réforme du circuit de l'argent pour redonner leurs armes aux politiques économiques, favoriser les PME, garantes d'une économie à échelle humaine, se rendre indépendants de la finance internationale et de la dictature du Marché.

-Reforme morale : remplacer le matérialisme moderne et la gestion technocratique de nos énarques par des élites enracinées et intègres qui ont conscience de l'ordre naturel et de la hiérarchie des biens.

 

J'espère avoir donné envie de lire ce livre à ceux qui ne le connaissaient pas, et à tous, d'approfondir les recherches… Au moins, j'aurai peut-être réussi à convaincre les sceptiques qu'on n'avait pas besoin d'attendre que l'anti-libéralisme devienne à la mode, avec la conversion des anciens trotskystes à « l'alter mondialisme », pour réfléchir à une alternative !

 

 

Bibliographie :

 

- Cet ouvrage est à l'origine de « l'Alliance Sociale des peuples et pays de France », dont le site présente des analyses, textes et références très intéressants.

- Michel Creuzet, Tolérance et libéralisme, CLC, 1976

- Serge Latouche, L'invention de l'economie, Albin Michel, 2005

- Guillaume Faye, Contre l'economisme. Principes d'economie politique, Le Labyrinthe, 1983

- Julius Evola, Les hommes au milieu des ruines (1953), Pardes, 1984

- Claude Polin & Claude Rousseau, Les illusions republicaines, PSR, 1993

- Werner Sombart, Le bourgeois (1928), Payot, 1966

- Marie-Madeleine Martin, Les doctrines socials en France et l'evolution de la societe francaise du XVIIIeme siecle a nos jours, Editions du Conquistadore, 1963

- On trouve de bonnes analyses dans la revue "le Choc du Mois" dont, en particulier:

Dossier "Soyons ecolo, c'est reac!" dans le numero 18

Interview de Jean-Claude Martinez sur son projet de taxes "protectionnistes" dans le numero 15

 

 



29/01/2008
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